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Il n’existe pas beaucoup d’actions penny offrant un rendement en dividende supérieur à 5 %, mais Brique Michelmersh (LSE :MBH) en fait partie. Le BUTLe cours de l’action du fabricant de briques coté en bourse est en baisse de 11 % depuis le début de l’année et de 43 % depuis avril 2021.
Cependant, la vente est peut-être allée trop loin, du moins selon les quatre analystes de City qui suivent le titre. Ils ont un objectif de cours moyen de 136 pence, soit environ 54 % au-dessus des 88 pence actuels. De plus, tous les quatre considèrent le titre comme un achat fort.
Un contexte difficile
Michelmersh est un fabricant de briques et de produits de construction haut de gamme, présent au Royaume-Uni et en Belgique. Elle vend plus de 100 produits sur divers marchés finaux, notamment la réparation, l’entretien et l’amélioration (RMI), le logement, le commerce, la régénération urbaine et la spécification. Avec environ 480 acres de terrain, il possède d’importantes réserves d’argile.
Comme le montre le graphique, le cours de l’action suit une trajectoire décevante depuis 2021. Cela est directement lié à une baisse du secteur de la construction au Royaume-Uni, qui a été touché par des taux d’intérêt plus élevés, une inflation des coûts et une demande plus faible.
En 2024, la consommation de briques au Royaume-Uni s’élevait à environ 1,7 milliard d’unités, contre 2,5 milliards en 2022. Et les volumes d’expédition du marché sont encore aujourd’hui 25 % inférieurs aux niveaux de 2022.
Il n’est donc pas surprenant que les affaires de Michelmersh soient sous pression. Au premier semestre, la marge brute s’est affaiblie à 33,6 % contre 36,2 %, en partie à cause d’un arrêt prolongé de l’une de ses usines de fabrication au Royaume-Uni. L’EBITDA ajusté a chuté de 18 % à 5,9 millions de livres sterling, malgré une hausse des revenus de 1,1 % à 35,8 millions de livres sterling.
La direction prévient que les perspectives à court terme restent sombres tant au Royaume-Uni qu’en Belgique. En fait, les opérations de la société en Belgique ont été temporairement fermées au troisième trimestre en raison de la faiblesse de la demande.
Valorisation et rendement
Cependant, la bonne nouvelle est que le marché s’est stabilisé, tandis que Michelmersh prévoit de rouvrir l’usine belge au quatrième trimestre. En tant que tel, il prévoit que 2025 correspondra largement aux 71 millions de livres sterling de revenus de l’année dernière.
L’année prochaine, la direction s’attend à un retour à la croissance. Ceci est étayé par les prévisions actuelles d’un chiffre d’affaires de 76 millions de livres sterling et d’une augmentation de 17 % du bénéfice net (environ 8,5 millions de livres sterling).
Sur cette base, le penny share se négocie à un peu moins de 10 fois les bénéfices prévus. Comme mentionné, il offre également un rendement en dividende de 5,3 %, le versement potentiel étant bien soutenu par les bénéfices attendus.
En septembre, l’acompte sur dividende a été maintenu, signe de confiance dans les perspectives de l’activité. Et même si le fabricant de briques a renoncé à son engagement en faveur d’un dividende progressif, il l’a fait pour avoir la flexibilité de procéder également à des rachats d’actions. En avril, il a autorisé jusqu’à 2 millions de livres sterling pour racheter ses propres actions.
Tendances favorables
Ne vous y trompez pas, le contexte pour les fabricants de briques reste actuellement difficile. Mais le moyen et long terme s’annonce bien plus prometteur, avec plus d’un million de nouveaux logements qui devraient être construits au Royaume-Uni au cours des prochaines années. La Belgique a également reconnu la nécessité de construire beaucoup plus de logements.
Pour l’avenir, le gouvernement s’est engagé à réduire les formalités administratives liées aux approbations de planification, tandis que de nouvelles villes anglaises ont été proposées. D’autres facteurs tels qu’une forte immigration, l’augmentation du nombre de personnes seules et le vieillissement de la population soulignent tous la nécessité de construire davantage de logements.
La direction affirme que l’entreprise est bien placée pour profiter de toute reprise de l’activité de construction. Alors que le titre croupit près de son plus bas niveau depuis 52 semaines et offre un rendement en dividende de 5,3 %, les investisseurs voudront peut-être y regarder de plus près.