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Groupe Kromek (LSE : KMK) est un BUT-penny stock coté à 10,7p avec une capitalisation boursière de 72,6 millions de livres sterling. Le groupe basé au Royaume-Uni développe des équipements de détection de rayonnements pour l’imagerie médicale, les sites nucléaires et le contrôle de sécurité.
Elle dessert principalement le marché national et américain, en fournissant principalement des détecteurs à base de tellurure de cadmium et de zinc.
Il s’agit d’un marché relativement spécialisé, qui peut s’avérer à la fois avantageux et problématique. Même s’il est peu probable qu’il soit confronté à une concurrence acharnée, la demande pour ses produits pourrait chuter fortement si les conditions changeaient.
Mais pour l’instant, cela semble très bien se passer. Regardons de plus près.
Des attentes de croissance élevées
Le cours de l’action a grimpé de 103 % au cours des 12 derniers mois, en grande partie grâce aux solides résultats du premier semestre couvrant les six mois clos le 31 octobre 2025.
Et les analystes qui suivent le titre ne pensent pas que ce soit fait. Ils s’attendent à une nouvelle croissance, avec un objectif ambitieux sur 12 mois de 22,5 pence, soit une hausse de 106 % !
Mais est-il réaliste de s’attendre à ce que la valeur des actions double à nouveau d’ici avril prochain ?
Avant de m’enthousiasmer, j’ai décidé d’y regarder de plus près.
En demande
Ce que j’aime chez Kromek, c’est qu’il offre en fait une visibilité sur les bénéfices assez décente pour un penny stock. Son pipeline de revenus à court terme est substantiel, avec des transactions en cours d’une valeur supérieure à 20 millions de dollars pour 2026.
Cette dynamique est portée par une distribution élargie dans 39 nouveaux pays en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.
Au premier semestre 2026, l’entreprise a déclaré un chiffre d’affaires de 15 millions de livres sterling, contre 3,7 millions de livres sterling, et la direction prévoit un chiffre d’affaires de 60 millions de livres sterling d’ici 2030. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais est-il étayé par des preuves de la demande dominante ?
Ces commandes notables et ces contrats remportés semblent le suggérer :
- Commandes de 4,8 millions de livres sterling dans le monde.
- Un accord de 37,5 millions de dollars avec Siemens Healthineers.
- Un cadre de détection radiologique nucléaire de 1,7 millions de livres sterling sur quatre ans avec le ministère de la Défense britannique.
- Commandes supplémentaires en matière de sécurité nucléaire du Royaume-Uni/Europe, des États-Unis, du Japon et du Canada, d’une valeur de 2,9 millions de livres sterling.
- Contrats pluriannuels de biosécurité aux États-Unis.
Il s’agit donc d’une activité rentable et en croissance qui semble très demandée. Quel est le piège ?
Risques
Les actions à micro-capitalisation sont toujours confrontées à un risque plus élevé que les grandes entreprises, et Komek n’y est pas étranger. Les problèmes de chaîne d’approvisionnement et le recours à l’endettement sont des défis majeurs auxquels le groupe a dû faire face dans le passé.
Elle a toujours une dette de 4,62 millions de livres sterling et doit maintenir des flux de trésorerie élevés pour continuer à fonctionner. Toute perte de contrat importante ou retard de commande pourrait le faire dérailler. De plus, les penny stocks sont peu négociés, ce qui ajoute un risque de liquidité pour les actionnaires.
Pourtant, avec 56,88 millions de livres sterling de capitaux propres et un rendement des capitaux propres (ROE) de 25 %, je ne dirais pas que c’est en difficulté.
Mon verdict
Les actions Penny nécessitent toujours un peu plus de confiance que les actions à plus grande capitalisation, leur potentiel de récompense élevé s’accompagnant d’une grosse dose de risque. Le plus souvent, les évaluer revient à essayer de voir dans le noir. Mais pour le groupe Kromek, la croissance prévue des prix est soutenue par des cas d’utilisation réels et une demande constante.
Outre un carnet de commandes stable en imagerie médicale, la menace croissante d’instabilité nucléaire au Moyen-Orient devrait stimuler la demande.
Comme toute micro-capitalisation, ce n’est pas quelque chose sur lequel il faut se lancer à fond. Mais avec une demande croissante et des prévisions prometteuses, cela vaut la peine de considérer cette allocation comme une petite allocation.