Les deux principales agences de régulation financière aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), ont annoncé un événement coordonné. Cette réunion, prévue mardi 27 janvier 2026, vise à harmoniser la surveillance du bitcoin (BTC) et des cryptomonnaies pour accompagner le leadership des États-Unis dans le secteur des actifs numériques.
Paul Atkins, président de la SEC, et Michael Selig, président de la CFTC, participeront à cette séance publique qui aura lieu au siège de la CFTC à Washington, entre 10h00 et 11h00, heure locale. L’événement, intitulé « Harmonisation SEC-CFTC : le leadership financier américain à l’ère de la cryptographie », fait suite aux annonces officielles des agences et représente un pas vers une plus grande coopération après des années de désaccords sur la compétence en matière de crypto-actifs.
“Pendant trop longtemps, les acteurs du marché ont été contraints de naviguer dans un environnement réglementaire avec des limites d’application floues et une conception incohérente basée uniquement sur des silos juridictionnels obsolètes”, ont déclaré Atkins et Selig dans une déclaration commune publiée sur les sites Internet des deux agences.
La discussion portera sur la répartition cruciale des responsabilités entre les deux agencesla superposition de réglementations et de stratégies pour offrir une plus grande clarté au marché.
Le même jour, à 15h00. À heure locale, la commission sénatoriale de l’agriculture tiendra un débat et une séance de balisage sur le projet de loi sur la structure du marché des crypto-actifs. Le président de la commission, John Boozman, a annoncé la date d’avancement du texte législatif qui définit les pouvoirs entre la CFTC et la SEC.
Un virage possible vers une coopération réglementaire
Les activités prévues pour le 27 janvier indiquent une concentration sur la collaboration entre la SEC et la CFTC, qui ont maintenu des interprétations divergentes. La SEC classe de nombreux jetons comme des titres, tandis que la CFTC les considère comme des matières premières.
Comme l’a rapporté CriptoNoticias, en mars 2024, la CFTC a renforcé sa position en classant Ethereum et Litecoin comme matières premières dans le cadre d’un procès contre la bourse KuCoin, ce qui a montré le chevauchement juridictionnel entre les deux agences. Ces différences ont généré une incertitude réglementaire pour le secteur et ont suscité des appels à une plus grande clarté, que ce soit par le biais de la législation ou de la coopération entre entités.
Le discours de coopération actuel s’aligne sur les annonces des agences concernant la vision du président Donald Trump de positionner les États-Unis comme un leader mondial du bitcoin et de la crypto-monnaie. Cette évolution se produit alors que d’autres juridictions, comme l’Union européenne avec son cadre MiCA (Cryptoasset Markets Regulatory), ont unifié leur réglementation avec des règles progressivement applicables aux émetteurs et aux fournisseurs dans tous les États membres.
La proposition d’une agence unifiée
Le débat sur la nécessité d’une réglementation harmonisée n’est pas nouveau. En décembre 2024, l’avocat et ancien candidat au Sénat John E. Deaton a proposé la fusion de la SEC et de la CFTC.
Son argument central était l’élimination des duplications et la réduction de l’incertitude dans le secteur des actifs numériques.
La proposition de fusion entre la SEC et la CFTC soulevée par Deaton en décembre 2024 n’a pas avancé ni donné lieu à une action officielle dans les mois suivants.
Elle est restée sans suite concrète dans la sphère législative ou exécutive, malgré le soutien de personnalités comme Perianne Boring, considérée comme une actrice clé du lobby en faveur d’une réglementation claire du bitcoin et des cryptomonnaies à Washington.
Quoi qu’il en soit, l’approche actuelle se concentre sur la définition avec une plus grande précision dans les domaines de compétence de la SEC et de la CFTCgrâce à une coopération directe et à des avancées législatives qui clarifient les rôles sans éliminer les institutions indépendantes.
L’événement du 27 janvier et la séance de balisage de la commission sénatoriale de l’agriculture coïncident à un moment clé pour le secteur, où l’harmonisation réglementaire pourrait réduire les coûts de mise en conformité, encourager l’innovation aux États-Unis et répondre à la pression concurrentielle de cadres unifiés comme celui de l’Union européenne.
Ces mesures, bien que n’équivalant pas à une fusion institutionnelle, visent à offrir la clarté que le marché exige depuis des années, conformément aux objectifs déclarés de l’administration actuelle.