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Systèmes BAE (LSE : BA.) les actions ont bondi d’environ 3 % le 28 novembre. La société a ajouté environ 1,5 milliard de livres sterling de capitalisation boursière en une seule journée. La raison ? Un énorme contrat d’avions de combat a été signé par un certain Sir Keir Starmer.
La commande de la Turquie, d’une valeur totale de plusieurs milliards de livres sterling, n’est que la dernière bonne nouvelle pour le plus grand fabricant européen de défense. C’est une autre raison pour laquelle je pense que c’est une action qui mérite d’être considérée aujourd’hui.
Double
La raison pour laquelle cet accord est un indicateur si solide pour le FTSE100 le stock est double. Ces deux raisons font partie d’une tendance à plus long terme qui a vu les actions grimper près de cinq fois au cours des cinq dernières années.
La première raison est géopolitique. Le monde a changé ces dernières années, et pas pour le mieux. La guerre en Ukraine en est un rappel marquant (bien que tragiquement non unique).
La seconde est que BAE Systems crée des produits de haute qualité très demandés. La commande Türkiye était de 20 Typhons Eurofighter. Il s’agit d’avions de combat de pointe fabriqués, comme leur nom l’indique, par plusieurs pays d’Europe (à savoir le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne).
Mais ces avions ont reçu des commandes de plusieurs pays, outre ceux impliqués dans la conception et la fabrication. BAE Systems représente une part importante du travail, environ un tiers selon une estimation.
Ces tendances vont-elles se poursuivre ? Je pense que oui. Les dépenses de défense semblent constituer un pilier dans les années à venir. J’ai même entendu certains décrire les valeurs de la défense comme « les nouvelles valeurs technologiques ». Les barrières à l’entrée dans ce secteur rendent également moins probable l’émergence de concurrents.
Risques
Il y a des risques ici. Avec les gouvernements comme clients, les commandes sont importantes, mais elles arrivent rarement. Les 20 nouveaux avions de combat sont arrivés à un moment très bienvenu pour la société du FTSE 100, car les emplois dans son usine de production du Lancashire étaient menacés. Sur une note plus positive, BAE Systems dispose d’un carnet de commandes record, totalisant désormais 80 milliards de livres sterling.
Un autre aspect à considérer est la nature en constante évolution de la guerre. Comme nous l’avons vu partout dans le monde, les pays se tournent de plus en plus vers les drones et autres appareils sans pilote pour se protéger. Si une entreprise n’arrive pas à innover et à suivre le rythme, cela s’annonce problématique.
Enfin, il convient d’examiner un détail intéressant concernant la valorisation de l’entreprise. La plupart des entreprises britanniques négocient à des ratios moins élevés que les entreprises américaines. Ce n’est pas tellement le cas de BAE Systems. Son ratio P/E à terme de 24 est globalement conforme à celui de ses pairs américains, ce qui pourrait suggérer qu’il se négocie à une prime.
En prenant tout cela en compte, je pense qu’il y a bien plus de bons que de mauvais ici. Les valeurs de défense sont-elles vraiment les nouvelles valeurs technologiques ? Je n’en suis pas si sûr. Mais ces deux secteurs devraient rester en demande à l’avenir.