L’équipe Near One a annoncé ce 6 mai que le réseau de crypto-monnaie NEAR Protocol adopterait ML-DSA (FIPS-204, anciennement connu sous le nom de Dilithium) comme premier schéma de signature post-quantique. Le déploiement commencera sur un testnet (testnet) avant la fin du deuxième trimestre 2026.
ML-DSA est un système de signature basé sur des treillis (structures mathématiques que les ordinateurs quantiques ne peuvent pas résoudre efficacement avec des algorithmes connus) approuvé par le National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis en 2024, comme l’a déjà rapporté CriptoNoticias.
Selon Near One, l’élection s’est basée sur ce soutien institutionnel puisque le ML-DSA est l’un des premiers standards post-quantiques validés par le NIST après des années d’examen international. La déclaration ne détaille pas les tests internes effectués sur le projet et ne mentionne pas non plus les alternatives évaluées et rejetées.
Sur la plupart des réseaux, l’adresse d’un utilisateur est générée directement à partir de sa clé cryptographique. Changer cette clé signifie changer de direction et déplacer tous les actifs. Dans NEAR, selon l’équipe, cette relation n’existe pas puisque Un compte utilisateur est indépendant de la clé qui le contrôle.
Cela signifie qu’un utilisateur pourrait adopter une clé post-quantique avec une seule transactionen envoyant une seule instruction au réseau, sans déplacer de fonds, sans créer de nouveau compte, sans coordination supplémentaire, et votre compte serait désormais protégé avec le nouveau système. Near One décrit cette opération comme équivalente à la modification d’un mot de passe.
En revanche, dans des réseaux comme Bitcoin et Ethereum, l’adresse est directement liée à la paire de clés cryptographiques. Intégrer un nouveau système de signature dans ces réseaux nécessiterait un fourchette dure (une modification de protocole rétrocompatible) ou des migrations complexes, qui impliquent un processus de consensus technique considérablement plus difficile.
Cependant, Near One reconnaît que Les portefeuilles logiciels et matériels doivent mettre à jour leur support pour que cette rotation soit opérationnelle. Tant que cela n’est pas le cas, la protection n’atteint pas l’utilisateur final.
Une annonce au milieu de délais qui se resserrent
Les urgences de l’équipe NEAR face à l’avancée quantique coïncident avec l’horizon proposé par une partie de la communauté scientifique. Mikhail Lukin, co-fondateur de la Harvard Quantum Initiative, a estimé que les ordinateurs quantiques tolérants aux pannes pourrait être disponible avant la fin de cette décenniefaisant progresser le consensus précédent dans le domaine de cinq à dix ans.
La projection de Lukin coïncide avec celle de Google, Cloudflare et Grayscale, qui, comme l’a rapporté CriptoNoticias, Ils ont fixé 2029 comme horizon pour achever leurs propres migrations post-quantiques. NEAR vise à disposer de son premier système de testnet opérationnel avant cette date limite.
De même, le 6 mai, la société de cryptographie post-quantique Project Eleven a averti que le Le « Jour Q » arriverait entre 2030 et 2033 et que jusqu’à 6,9 millions de bitcoins (environ 33 % de l’offre totale) seraient exposés, comme le rapporte CriptoNoticias.
De cette manière, pendant que les participants de l’écosystème formulent leurs conjectures sur le « jour Q », différents protocoles et réseaux, tels que NEAR, commencent leurs tests pratiques vers des schémas post-quantiques.