Bitchat et MeshCore ont lancé une intégration pour permettre les communications numériques sans Internet. Cette alliance connecte les smartphones aux réseaux radio longue portée LoRa. L’outil garantit la circulation de l’information dans les zones aux infrastructures endommagées ou sous censure.
L’annonce a été faite ce 18 janvier par le développeur et cryptoanarchiste Juraj Bednar, Qui serait en charge de cette nouvelle intégration ?.
Le système fonctionne via un pont hybride basé sur des microcontrôleurs ESP32. Ces appareils écoutent les signaux Bluetooth des téléphones et les convertissent en paquets radio LoRa. Ce processus permet à un message de passer d’un téléphone portable à un réseau de répéteurs couvrant des kilomètres.
L’architecture utilise un algorithme d’inondation contrôlée pour retransmettre les données. Chaque nœud reçoit le message et le propage au point suivant du maillage. Cette structure élimine le besoin de serveurs centraux ou de fournisseurs Internet pour fonctionner.
Un point important à clarifier est que Bitchat déjà autorisé à créer des réseaux maillés locaux via Bluetooth. Cependant, leur portée physique limitait la communication à de courtes distances. Une antenne Bluetooth traditionnelle a une portée de fonctionnement d’environ 10 à 100 mètres, en fonction des obstacles.
La nouvelle fonction avec MeshCore étend considérablement la couverture en s’intégrant à des dispositifs radio spécialisés tels que le Heltec LoRa32 V3, un matériel spécialisé qui permet de créer des réseaux maillés beaucoup plus grands avec une plus grande couverture. L’un de ces appareils possède un plage de fonctionnement de 500 mètres à 2 kilomètres. L’avantage supplémentaire est que ces appareils sont faciles à acquérir pour un coût qui ne dépasse pas 20 $.
Infrastructure pour la liberté d’expression
Le matériel nécessaire est accessible et peu coûteux pour l’utilisateur commun. L’équipement fonctionne de manière autonome avec de petites batteries ou des panneaux solaires. Cette solution technologique privilégie la résilience et la souveraineté des communications privées.
Faute de points de défaillance uniques, le réseau est presque impossible à arrêter. Les développeurs considèrent cette infrastructure comme vitale pour la coordination citoyenne dans des situations critiques. Le système agit comme une issue de secours en cas de pannes informatiques ou de catastrophes naturelles.
Cette nature lui a permis de servir d’outil dans des situations critiques, comme dans le cas de l’Iran, où le gouvernement a décidé de couper toute la connexion Internet, Bitchat étant un outil de lutte contre la censure, comme le rapporte CriptoNoticias.
L’intégration utilise le canal public « #mesh » pour l’échange de données entre plateformes. Le code est ouvert et permet n’importe qui assemble son propre hotspot. Des équipements tels que Heltec ou LilyGo supportent déjà cette nouvelle fonctionnalité technique.
Le projet répond à la tendance mondiale au blocage étatique du réseau. Dans des contextes d’instabilité, les autorités coupent souvent l’accès aux réseaux sociaux. Ce mesh offre une alternative au partage des alertes de sécurité en temps réel.
Actuellement, le système prend exclusivement en charge les messages texte pour optimiser la bande passante. Les données voyagent de saut en saut entre les nœuds jusqu’à ce qu’elles atteignent leur destination finale. Cette structure renforce la communication communauté sans dépendre d’intermédiaires corporatifs.