La Floride adopte à l’unanimité la première loi d’État sur le stablecoin

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Le Sénat de Floride, dans le sud-est des États-Unis, a approuvé ce vendredi 6 mars 2026 le premier cadre réglementaire étatique pour les émetteurs de stablecoins de la région. La mesure vise à harmoniser les règles locales avec la loi GENIUS signée l’année dernière.

L’initiative, approuvée à l’unanimité par 37 voix contre 0, introduit des changements structurels à l’actuelle loi de l’État sur le contrôle du blanchiment d’argent dans les entreprises de services.

Dès l’entrée en vigueur, il sera strictement interdit d’opérer en tant qu’émetteur de stablecoins sans licence spécifique ou exemption formelle. Donc, Les candidats doivent se soumettre à un processus d’évaluation rigoureux devant le Florida Office of Financial Regulator (OFR), l’entité qui assumera la supervision principale.

Dans des scénarios spécifiques, l’OFR peut exercer une surveillance conjointe avec le Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC) au niveau fédéral. Un point clé de la règle est que les pièces stables qui répondent aux exigences des « monnaies de paiement qualifiées » ne seront plus considérées comme des titres.

Après avoir passé la procédure devant les deux chambres et avoir été ordonné d’enregistrement officiel, L’initiative législative attend la signature du gouverneur Ron DeSantis entrera en vigueur immédiatement. Son déploiement sera toutefois échelonné. En effet, la période pour demander des licences auprès du Bureau de régulation financière s’ouvrirait le 18 juillet 2026, tandis que l’obligation d’avoir un permis pour opérer dans l’État ne serait effective que le 1er juillet 2027.

Pour qu’un stablecoin soit considéré comme qualifié en vertu du projet de loi CS/CS/HB 175 adopté aujourd’hui, il doit répondre à une définition claire alignée sur la loi GENIUS. Cela signifie que l’émetteur est obligé de racheter les pièces stables qu’il émet pour un montant fixe de valeur monétaire (par exemple, 1 USD pour chaque unité) et doit maintenir une attente raisonnable de stabilité de cette valeur. En plus, La norme exige des réservations 1:1, des protections des consommateursla conformité à la lutte contre le blanchiment d’argent et interdit de payer des intérêts en cas d’opposition par la loi fédérale.

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Pour que les entreprises puissent fonctionner en tant qu’« émetteur de stablecoins de paiement qualifié », elles doivent être une entité légalement constituée dans l’État de Floride et avoir l’approbation de l’OFR de l’État.

Il ne peut pas s’agir d’une banque nationale non assurée agréée par l’OCC, d’une succursale fédérale, d’un établissement de dépôt assuré par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) ou de toute filiale de ces entités. Ces exigences visent à limiter les émissions aux acteurs réglementés au niveau des États, évitant ainsi les chevauchements avec la surveillance bancaire fédérale traditionnelle.

L’approbation de la loi intervient dans un contexte de tensions, comme le rapporte CriptoNoticias. En effet, les banques traditionnelles ont exprimé leurs inquiétudes face à ce qu’elles considèrent comme une concurrence asymétrique et un risque systémique. Ils craignent que les pièces stables ne présentent des risques pour le système financier mondial.

Ce conflit d’intérêts entre les banques et les sociétés de crypto-monnaie aux États-Unis a été précisément le principal obstacle pour le Sénat national de faire avancer une vaste législation couvrant l’ensemble de l’écosystème des actifs numériques.

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