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Groupe aérien international consolidé(LSE:IAG) a connu une nouvelle année de hausse fulgurante du cours de ses actions en 2025. En hausse de 33 %, IAG, comme on l’appelle, a confortablement battu le marché plus large. FTSE100C’est une hausse de 18% depuis le 1er janvier.
La forte demande de voyages et la baisse des coûts du carburant ont généré une excellente croissance des bénéfices cette année. Mais IAG et ses actions pourront-elles poursuivre leur ascension fulgurante ?
Un analyste optimiste de City le croit certainement. Ils s’attendent à ce que les actions du propriétaire de British Airways bondissent encore de 69 % au cours des 12 prochains mois, à 679 pence.
Les prévisions ne sont-elles qu’une simple tarte dans le ciel ? Ou IAG est-il autorisé à décoller ?
Vers le haut
La résilience de l’industrie du voyage dans le paysage de consommation difficile d’aujourd’hui continue de surprendre. Avec ses marques leaders et ses réseaux étendus, IAG a su capitaliser efficacement sur cette croissance soutenue du marché.
Pour 2025, l’entreprise prévoit de livrer «bonne croissance des bénéfices (et) progression des marges.« Si les commentateurs du secteur ont raison, l’année prochaine pourrait être une autre excellente année pour les actions des compagnies aériennes comme celle-ci.
Les projections de l’Association du transport aérien international (IATA) suggèrent que l’industrie bénéficiera de bénéfices de 41 milliards de dollars l’année prochaine. Cela représente une hausse par rapport aux 39,5 milliards de dollars de 2025.
Le solide bilan d’IAG lui permet d’ajouter des routes et d’augmenter sa flotte pour en tirer parti. Mais ce n’est pas tout. Avec un ratio dette nette/EBITDA de seulement 0,8, l’entreprise dispose également d’une marge de manœuvre pour de nouveaux rachats d’actions et une croissance explosive des dividendes, ce qui alimenterait davantage le cours de l’action.
Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?
Il serait pourtant imprudent de ne pas évoquer les dangers auxquels IAG est confronté dans un climat économique et géopolitique incertain. Les dernières données financières publiées en novembre ont souligné les défis potentiels à venir.
Les revenus du troisième trimestre sont restés stables à 9,3 milliards d’euros sur un an, soit environ 200 millions d’euros de moins que prévu. Cela reflète l’affaiblissement des revenus passagers et la baisse de la demande de fret.
La détérioration des conditions économiques ne constitue cependant qu’une des menaces notables pour la nouvelle année. Le renforcement des contrôles aux frontières aux États-Unis pose un problème important étant donné leur dépendance à l’égard de routes transatlantiques solides.
En vertu des nouvelles règles, les visiteurs devront peut-être soumettre une série d’informations supplémentaires, notamment leur historique sur les réseaux sociaux, les détails personnels des membres de leur famille, peut-être même leur ADN. Les exigences s’appliqueraient aux voyageurs de plus de 40 pays, dont le Royaume-Uni.
Cela pourrait constituer un problème important pour British Airways, qui représente 47 % des bénéfices du groupe IAG. Iberia et Aer Lingus proposent également des vols réguliers à destination et en provenance des États-Unis.
IAG est-il un achat ?
Compte tenu de tous ces facteurs, les actions IAG valent-elles le détour ?
Les risques pour la nouvelle année sont clairs, tandis que les dangers à long terme tels que la hausse des prix du carburant, la concurrence intense et les perturbations des routes sont d’autres obstacles potentiels que les investisseurs doivent prendre en compte.
Pourtant, certains diront que ces obstacles potentiels sont liés à la faible valorisation de l’entreprise. À 6,3 fois, son ratio cours/bénéfice (P/E) pour 2026 représente environ la moitié de la moyenne du FTSE 100 de 12,1 fois.
Je ne suis cependant pas convaincu et je pense que le cours de l’action d’IAG pourrait retomber fortement l’année prochaine. Mais même si je n’achèterai pas moi-même le géant du voyage, cela pourrait être intéressant pour les investisseurs plus tolérants au risque.