Les autorités françaises ont intensifié les inspections des bourses de cryptomonnaies, dans le cadre d’une série de contrôles visant à prévenir le blanchiment d’argent, selon les rapports de Bloomberg. Parmi les sociétés examinées figure Binance, l’une des plus grandes maisons de change de la région.
L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) – principal régulateur d’entités telles que les banques et les assureurs – a commencé ces audits à la fin de l’année dernière, dans le but de déterminer quelles entreprises, parmi plus d’une centaine enregistrées pour offrir des services de cryptomonnaies dans le pays, remplissent les conditions nécessaires pour obtenir une licence au titre du règlement MiCA (Cryptoasset Markets) dans toute l’Union européenne.
En 2024, Les autorités ont demandé à Binance de renforcer ses contrôles des risques et sa conformité réglementairenotamment en ce qui concerne la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme. Parmi les mesures demandées figurent l’augmentation du personnel spécialisé et l’amélioration des systèmes de sécurité informatique.
L’ACPR accorde généralement aux entreprises un délai de plusieurs mois pour apporter les améliorations demandées après vérifications. Coinhouse fait également partie des fournisseurs de services d’actifs numériques (PSAN) qui font l’objet d’une enquête.
Binance a déclaré que les inspections en personne font partie des procédures de supervision normales et Il a assuré qu’il collaborait avec les autorités françaises.
Les résultats de ces contrôles sont transmis à l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’organisme chargé de réguler l’activité boursière en France. Le non-respect des observations de l’ACPR pourrait entraîner des sanctions, voire mettre en péril l’obtention de la licence MiCA, qui permet aux entreprises de proposer leurs services sur l’ensemble du bloc communautaire.
Les entreprises ont jusqu’en juin 2026 pour obtenir ladite autorisation.
Jusqu’à maintenant, seules quelques sociétés de cryptomonnaies ont obtenu une licence complète en Franceparmi lesquels Deblock, GOin, Bitstack et CACEIS, filiale du groupe bancaire Crédit Agricole.
Cette surveillance en France fait partie d’un effort plus large au niveau européen pour réglementer les services de cryptomonnaie dans le cadre du règlement MiCA. En Espagne, comme le rapporte CriptoNoticias, la Commission nationale du marché des valeurs mobilières (CNMV) progresse également dans la surveillance des prestataires de services d’actifs virtuels (PSAV), avec plus de 40 enregistrements approuvés à ce jour.