L’Iran a de nouveau bloqué le détroit d’Ormuz moins de 24 heures après avoir annoncé sa réouverture. Cette annonce a réactivé l’incertitude sur l’une des principales voies du commerce mondial de l’énergie.
Dans ce contexte, Bitcoin (BTC) reste au-dessus de 76 000 $un comportement qui suggère une plus grande résistance aux chocs géopolitiques au Moyen-Orient.
La nouvelle fermeture a été confirmée par les autorités iraniennes, qui ont noté que le contrôle du détroit « est revenu à son état antérieur » et que la route reste sous surveillance militaire. Cette décision, selon Téhéran, répond au blocus naval imposé par les États-Unis dans la région, qu’il a qualifié d’acte de « piraterie ».
La situation se produit au milieu de versions contradictoires entre les deux pays. Alors que Washington maintient que la route reste ouverte, l’Iran conditionne la normalisation du transit au retrait des navires américains. Le manque de clarté sur l’état réel du détroit reflète la fragilité du scénario et l’absence d’accords concrets après la brève tentative de trêve.
Il convient de rappeler que ce scénario remonte à fin février, lorsque les premières attaques américaines contre des cibles en Iran, qui ont marqué le début de l’escalade actuelle dans la région.
Comme CriptoNoticias l’a expliqué, Le détroit d’Ormuz est un point critique pour l’économie mondiale. Environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié commercialisés dans le monde transitent par ce corridor maritime. En 2025, près de 20 millions de barils par jour circulaient par cette voie, ce qui reflète son poids stratégique dans la chaîne d’approvisionnement énergétique.
De plus, sa géographie (un canal étroit qui relie le golfe Persique à la mer d’Oman) en fait un outil de pression dans les contextes conflictuels. En effet, après la nouvelle fermeture, plusieurs navires ont commencé à changer de cap et des incidents avec des navires ont été enregistrés dans la zone, ce qui renforce le risque opérationnel dans le trafic maritime.
En termes macroéconomiques, une perturbation prolongée à Ormuz se traduit généralement par une hausse des prix du pétrole, une augmentation des pressions inflationnistes et potentiellement un resserrement des conditions financières mondiales. Cet ensemble de facteurs a généralement un impact négatif sur actifs considéré comme risqué.
Cependant, le comportement du bitcoin dans cet épisode ne reflète pas, pour l’instant, ce modèle.
Cela donne une lecture différente par rapport aux événements précédents. Dans des contextes similaires, la BTC a eu tendance à réagir avec une plus grande volatilité, accompagnant l’aversion mondiale au risque. A cette occasion, la stabilité des prix suggère que le marché pourrait intégrer ces épisodes dans le cadre d’un environnement géopolitique récurrent, sans ajuster immédiatement les positions.