Un développeur affirme avoir trouvé par lui-même une solution à la menace quantique du Bitcoin

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Alors que la « menace quantique », un sujet longtemps débattu dans le monde des cryptomonnaies, revient sur le devant de la scène, un développement notable est apparu concernant un développeur.

Le développeur indépendant Avihu Levy a publié une étude suggérant que les transactions Bitcoin peuvent être protégées contre les ordinateurs quantiques sans apporter de modifications au protocole actuel.

Cette approche proposée par le développeur ne nécessite ni un soft fork ni un changement consensuel à l’échelle du réseau. À cet égard, il s’impose comme une solution alternative aux mises à jour post-quantiques qui font débat depuis longtemps et qui prendraient des années.

Récemment, les menaces potentielles que représentent les ordinateurs quantiques pour la cryptographie ont refait surface. Une étude publiée par Google a révélé que les seuils de capacité de traitement quantique requis pour casser les systèmes cryptographiques de Bitcoin pourraient être considérablement abaissés. Ce développement a relancé les scénarios du « Jour Q », dans lesquels les ordinateurs quantiques devraient briser les systèmes de cryptage existants.

Le réseau Bitcoin utilise ECDSA (Elliptic Curve Digital Signature Algorithm) pour sécuriser les transactions. Cependant, en théorie, un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait briser ce système en utilisant l’algorithme de Shor et accéder aux clés privées à partir des clés publiques. Cela présente un risque potentiel, en particulier pour les adresses ayant déjà traité des transactions.

Les solutions actuellement proposées, telles que les mises à niveau post-quantiques telles que BIP 360, nécessitent un vaste consensus sur le réseau et sont donc considérées comme des processus longs à mettre en œuvre.

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La méthode proposée par Avihu Levy éloigne complètement la sécurité des courbes elliptiques et la rapproche d’une structure basée sur le hachage. La solution utilise une approche de signature basée sur l’algorithme RIPEMD-160, utilisé depuis la création de Bitcoin. Dans ce modèle, les transactions sont vérifiées avec des signatures uniques générées à partir de fonctions de hachage.

Cette approche intègre également la méthode HORS, un système de signature unique basé sur le hachage. Partant de l’hypothèse selon laquelle les ordinateurs quantiques seront inefficaces pour inverser les fonctions de hachage, ce système offre théoriquement une structure robuste contre les attaques quantiques actuelles.

Selon les experts, même si les ordinateurs quantiques peuvent cibler les courbes elliptiques avec l’algorithme de Shor, ils ne peuvent utiliser que des méthodes ayant une efficacité plus limitée contre les fonctions de hachage, telles que l’algorithme de Grover. Même si cela diminue le niveau de sécurité, cela rend néanmoins extrêmement difficile le piratage dans la pratique.

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L’un des aspects les plus remarquables de la solution de Levy est qu’elle fonctionne entièrement dans le cadre des règles existantes de Bitcoin. La solution reste dans les limites du script du réseau (10 000 octets et limites maximales des opcodes) sans nécessiter un nouvel opcode ou un changement de protocole.

Cependant, l’étude est actuellement considérée comme une « preuve de concept ». Les transactions de grande taille rendent difficile le déploiement sur un réseau standard, et les coûts varient entre 75 et 150 dollars par transaction en utilisant des GPU cloud. En outre, il est indiqué que des tests en chaîne à grande échelle n’ont pas encore été effectués.

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Le développement suggère que Bitcoin pourrait être plus résistant aux menaces quantiques qu’on ne le pensait auparavant, suscitant deux points de vue divergents au sein de la communauté. Certains considèrent ces scénarios comme « FUD » (Fear, Uncertainty, and Doubt), tandis que d’autres soutiennent qu’il convient de prendre des précautions contre les risques potentiels.

*Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.

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