Le rôle de l’Iran dans l’exploitation minière de Bitcoin s’est étendu au réseau mondial, avec des estimations plaçant la contribution du pays entre 6 et 8 % du hashrate total. Ce niveau d’activité place l’Iran parmi les principaux centres miniers du monde, les analystes indiquant qu’une grande partie des opérations est liée à des entités liées à l’État.
Les données montrent qu’environ 70 % de la capacité minière du pays est associée à des organisations liées à l’armée, plaçant une partie de l’infrastructure de Bitcoin dans une zone géopolitique.
Selon les estimations, l’Iran a construit sa capacité minière sur plusieurs années, avec une activité croissante malgré les sanctions internationales. Les analystes rapportent qu’une grande partie des opérations minières est contrôlée par des entités liées au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Cette concentration du contrôle signifie qu’une grande partie de la production de blocs Bitcoin est influencée par les opérations en Iran, certaines projections suggérant qu’environ un bloc sur 15 extrait dans le monde pourrait être lié à ce pays.
Les recherches citées par l’expert de Bloomberg, Dushyant Shahrawat, suggèrent une approche structurée dans le développement des infrastructures minières. Au cours des cinq dernières années, l’Iran aurait intégré l’exploitation minière de Bitcoin dans des stratégies financières plus larges fonctionnant en dehors des systèmes de paiement mondiaux traditionnels.
La structure des coûts génère un avantage concurrentiel
L’économie minière en Iran diffère de celle de nombreuses autres régions. Les coûts de l’électricité sont fortement subventionnés, ce qui permet aux opérations minières de produire un Bitcoin pour un coût estimé à environ 1 325 dollars. Par rapport aux prix actuels du marché, cela crée un écart de coût important.
Cet avantage est soutenu par l’accès à une énergie à faible coût, qui est souvent utilisée à grande échelle dans des installations qui ne sont pas toujours publiquement documentées. Les rapports indiquent que ces opérations sont parfois situées dans des zones censées rester en dehors de la visibilité réglementaire formelle.
Impact énergétique et contraintes domestiques
L’ampleur de l’activité minière est également liée à la pression exercée sur l’infrastructure électrique nationale de l’Iran. La consommation d’énergie à grande échelle des installations minières contribue aux pénuries d’électricité persistantes, en particulier pendant les périodes de pointe de la demande.
Ces demandes énergétiques s’accompagnent de défis régionaux plus larges. Les rapports notent que les contraintes électriques ne sont pas isolées, les régions voisines étant également confrontées à des coupures de courant à mesure que les pressions énergétiques augmentent.
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