Le 21 mars, le cryptographe et pionnier des contrats intelligents Nick Szabo a partagé une série de réflexions sur son compte X sur la nature de la sécurité sur les marchés financiers. Dans son message, Szabo a fait valoir que l’existence de tout marché dépend strictement de la robustesse de la sécurité qui le soutient et que, dans le cas du Bitcoin, cette fonction est remplie par une blockchain minimisant la confiance.
L’intervention de Szabo est intervenue en réponse à un débat sur la « méritocratie de la violence ». Au cours de cette discussion, il a été proposé que les systèmes modernes basés sur les données (méritocratie Excel) Ils sont généralement protégés par la force et les armes des États. Szabo a appliqué cette logique au contexte du Bitcoin pour différencier le modèle de sécurité numérique du modèle traditionnel, soulignant que la première cryptomonnaie offre une alternative technique à la coercition et au non-recours à la force violente.
Selon Szabo, Il n’existe pas de marché Bitcoin fonctionnel sans sécurité pour le garantir.. Il soutient que personne ne peut posséder ou échanger l’actif en toute sécurité sans un réseau minimisant le besoin de faire confiance à des tiers. Pour l’expert, la proposition de valeur de Bitcoin se dégrade si des vecteurs d’attaque sont introduits ou si les développeurs augmentent leur dépendance à l’égard de participants externes pour prévenir les abus.
“Si des développeurs négligents augmentent la nécessité de faire confiance aux participants ou aux tiers pour ne pas en abuser, ou introduire d’autres vecteurs d’attaque, la proposition de valeur de Bitcoin est dégradée ou détruite.”
Nick Szabo, cryptographe.
Le point central de son argumentation était la comparaison historique avec l’étalon-or. Szabo a rappelé qu’à cette époque, le métal devait être transporté sur des navires de guerre armés pour garantir son intégrité. En revanche, Bitcoin permet le transfert de valeur (satoshis) de manière « non violente », en remplaçant les escortes militaires par une mise en œuvre technique correcte de la cryptographie et une preuve de travail.
Entre sécurité technique et pression extérieure
Cette vision de la « non-violence » du réseau complète les positions antérieures du cryptographe. Comme l’a rapporté CriptoNoticias, Szabo a maintenu une position réaliste sur les limites du système, allant jusqu’à souligner que Bitcoin pourrait ne pas résister aux attaques directes du gouvernement et à grande échelle si celles-ci sont exécutées avec suffisamment de détermination. Cet avertissement souligne que l’invulnérabilité n’est pas absolue, mais dépend de la résistance du protocole à la capture externe.
Enfin, Szabo a mis en garde contre le rôle crucial des programmeurs dans cet équilibre. Le risque pour l’écosystème ne vient pas seulement d’attaques externes, mais aussi de « développeurs négligents » qui, en tentant de modifier le protocole, pourraient compromettre la minimisation de la confiance. Pour Szabo, selon différentes positions prises dans le passé, il a clairement indiqué que le protocole de Bitcoin ne doit être modifié que pour des raisons strictement nécessaires. Si un changement de confiance se produit, Bitcoin perdrait ses caractéristiques différentielles et serait exposé aux mêmes dynamiques de pouvoir et de violence qui régissent les marchés conventionnels.