L’architecture fiscale du bitcoin et des crypto-monnaies en Espagne est entrée dans une phase définitive. En effet, le ministère des Finances a entamé le processus d’audience publique pour un projet d’ordonnance établissant de nouveaux modèles de déclaration pour les actifs numériques.
Cette mesure, gérée par l’Agence des Impôts (AEAT), impose aux prestataires de services, tels que les bourses et les plateformes de conservation, l’obligation de fournir des informations détaillées sur les opérations et les soldes de leurs utilisateurs résidant dans le pays.
Le déploiement réglementaire, qui est entré dans une nouvelle phase le 10 mars 2026, répond à la transposition de la directive européenne DAC8, conçue pour intégrer les actifs numériques dans le système d’échange automatique d’informations de l’Union européenne, comme le rapporte CriptoNoticias.
Bien que l’Espagne ait déjà fait des progrès en matière de réglementation réglementaire au cours de l’année 2025, cette nouvelle ordonnance définit les protocoles techniques nécessaires à la mise en conformité des plateformes avec les délais de candidature qui, pour des raisons pratiques, sont entrés en vigueur le 1er janvier 2026.
Le nouveau règlement abroge les protocoles nationaux précédents pour les remplacer par un cadre de reporting harmonisé avec les normes internationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Et désormais, le cœur du projet s’articule à travers quatre instruments clés :
Ce projet d’arrêté a pour objet d’approuver le modèle de recensement des opérateurs cryptoactifs 042 et les modèles 172, 175 et 721.
Rapport d’analyse de l’impact de la réglementation, ministère des Finances (mars 2026).
Dans le cadre de cette structure, le formulaire 042 fonctionnera comme un enregistrement obligatoire pour les opérateurs, tandis que les formulaires 172 et 175 saisiront respectivement la photographie annuelle des soldes et les détails des transactions.
Ce dernier comprend un large spectre d’activités allant de l’achat et de la vente classiques de bitcoins et de crypto-monnaiesau jalonnement, au prêt et à la réception de parachutages. De son côté, le Model 721 maintient une surveillance sur les actifs situés à l’étranger, renforçant ainsi la portée de la surveillance internationale.
La réglementation impose aux entreprises d’appliquer des procédures de diligence raisonnable pour vérifier la résidence fiscale de leurs clients et de déclarer les valeurs en euros selon le prix du marché.
Le texte maintient cependant une distinction technique fondamentale, comme le fait que l’obligation de déclaration incombe aux intermédiaires, ce qui exclut les avoirs gérés via des portefeuilles d’auto-conservation de l’échange automatique d’informations où aucun prestataire de services n’est impliqué.
Cette transition génère des opinions contradictoires. Certains membres de la communauté espagnole des actifs numériques soulignent que les rapports automatiques représentent une érosion de la confidentialité dans les environnements centralisés et une augmentation des coûts opérationnels de conformité pour les entreprises.
En revanche, les analystes financiers soulignent que cette mesure est une étape nécessaire pour réduire les risques d’évasion et pour assimiler le traitement des crypto-monnaies à celui des autres actifs financiers traditionnels au sein du marché unique européen.
Dans tous les cas, La période d’audience publique restera ouverte jusqu’au 30 mars 2026. Une fois terminée l’analyse des allégations, le texte sera publié au Journal Officiel de l’État (BOE), permettant ainsi au mécanisme de faire en sorte que les données générées au cours de l’exercice en cours soient formellement communiquées à l’administration fiscale à partir de 2027.