Le bureau du procureur du district de Gwangju a vendu la totalité des 320 (BTC) récupérés auprès des pirates informatiques et les a restitués au trésor national.
Le braquage du Bitcoin
Selon un article publié par Chosun Ilbo, le bureau du procureur du district de Gwangju a annoncé le 10 mars avoir « vendu les 320,8 Bitcoins au prix du marché, rapatriant 31,5 milliards de won au trésor national ». Les Bitcoins ont été initialement saisis auprès de Mme A, la fille des exploitants d’un réseau de jeu illégal de 390 milliards de yens, bien qu’ils aient été perdus plus tard au cours du processus de transfert des Bitcoins saisis au Trésor national. Ils ont ensuite été récupérés le 18 février, lorsque « les Bitcoins sont retournés dans un portefeuille existant, dont les procureurs contrôlaient les clés, à leur insu », comme le rapporte le média coréen Digital Asset.
Du fiasco du phishing à la récupération parfaite
Les Bitcoins récupérés ont été liquidés sur une bourse nationale et convertis en environ 31 milliards de yens qui ont maintenant été transférés au Trésor national. Les procureurs soulignent qu’ils ont réalisé la vente progressivement sur 11 jours, du 24 février au 6 mars, pour éviter de perturber le prix du marché, tandis qu’une enquête interne sur la manière dont les actifs ont été perdus est toujours en cours.
Un incident répété
Ce n’est pas la première fois que la Corée du Sud connaît un échec majeur en matière de garde. En février, les autorités ont accidentellement divulgué des clés privées dans des documents publics, ce qui a entraîné le vol de 4 millions de jetons, évalués à environ 4,8 millions de dollars. Ces incidents répétés soulèvent la question évidente et difficile de savoir si les gouvernements, ou du moins le gouvernement de SK, sont prêts à protéger les actifs numériques qu’ils confisquent.
Il convient de noter que la Corée du Sud élabore rapidement un manuel juridique et opérationnel pour les crypto-monnaies saisies, la Cour suprême ayant récemment statué que les bitcoins détenus sur les bourses locales peuvent être légalement traités comme un « objet de saisie » en vertu de la loi sur la procédure pénale.
Pour les traders, la vente de Gwangju rappelle une fois de plus que les liquidations policières sont désormais une source structurelle d’approvisionnement en BTC, et pour les décideurs politiques, elle souligne que la saisie des pièces ne représente que la moitié de la bataille : les sécuriser et quitter des positions sans perturber les marchés devient rapidement un nouveau type de risque de marché souverain.

BTC's price trends to the upside on the daily chart. Source: BTCUSD on Tradingview
Image de couverture de ChatGPT, graphique BTCUSD de Tradingview