Une nouvelle méthode quantique réduit les coûts des attaques. Bitcoin en danger ?

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La firme Iceberg Quantum a présenté une architecture quantique capable de violer le chiffrement RSA-2048 avec dix fois moins de matériel.

Le protocole RSA-2048 protège actuellement l’intégrité de la plupart des communications sur Internet. Les serveurs Web utilisent cette norme pour établir des connexions sécurisé grâce au protocole HTTPS. Cette technologie sécurise également l’accès aux portails bancaires et aux transactions financières internationales. Les systèmes de passeport électronique et les signatures numériques légales dépendent également de ce pilier cryptographique.

L’étude publiée le 12 février détaille comment optimiser ce processus à l’aide d’un modèle appelé Pinnacle. Ce système réduit le besoin de ressources quantiques pour effectuer des tâches de décryptage de masse. Selon l’étude, cette innovation permettrait de résoudre le chiffrement avec 10 fois moins de matériel que prévu. L’équipe affirme avoir factorisé une clé de chiffrement RSA-2048, démontrant la viabilité de cette nouvelle architecture, garantissant que seuls 100 000 qubits physiques seraient nécessaires.

En ce sens, une architecture quantique fait référence à la manière dont le matériel est construit et non à un nouveau type d’algorithme de décryptage.

Auparavant, les scientifiques estimaient que casser une clé RSA nécessitait entre deux et vingt millions de qubits. L’architecture Pinnacle réalise cette prouesse technique en utilisant des codes de contrôle de parité quantique à faible densité (QLDPC). Cette méthode optimise la gestion des erreurs et permet d’économiser une quantité importante de mémoire quantique, selon l’article publié. Le progrès technique rapproche la possibilité de construire des machines capables de compromettre la sécurité numérique mondiale.

L’industrie technologique est désormais confrontée à un délai plus court pour mettre à jour ses défenses contre les attaques quantiques. Ces découvertes accélèrent la nécessaire transition vers de nouveaux standards de cryptographie post-quantique.

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Implications du progrès quantique pour Bitcoin

Bitcoin n’utilise pas de clés RSA pour protéger les fonds de ses utilisateurs sur la blockchain. Le le réseau est basé sur la cryptographie à courbe elliptique sous la norme appelée secp256k1. Cette conception mathématique offre une structure de sécurité différente de celle utilisée par les banques et les sites Web. Pour cette raison, les avancées techniques d’Iceberg Quantum ne compromettent pas directement le réseau.

Pirater une clé Bitcoin nécessite environ dix millions de qubits physiques avec la technologie connue aujourd’hui. Ce chiffre représente 100 fois le matériel nécessaire pour briser le cryptage RSA selon la nouvelle étude. Bitcoin fait preuve d’une plus grande résilience compte tenu des optimisations matérielles présentées par les chercheurs.

Cependant, en raison de l’urgence de la protection post-quantique, les développeurs ont déjà commencé à suggérer des améliorations au protocole qui serviraient de protection contre une éventuelle menace. L’une de ces propositions est le BIP-360, rapporté par CriptoNoticias, qui suggère la création d’un nouveau type d’adresses dans Bitcoin qui permettrait de garder l’adresse publique cachée, même après le paiement.

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