A quelques jours des élections présidentielles du 14 janvier en Ouganda, le pays traverse un climat de fortes tensions politiques.
Les autorités ont nié avoir prévu de couper l’accès à Internet pendant le vote, même si le principal candidat de l’opposition a publiquement réitéré que le gouvernement pourrait bloquer le réseau pour empêcher la mobilisation et la diffusion des résultats.
Les inquiétudes se sont accrues après que Starlink d’Elon Musk a restreint son service dans le pays suite à un ordre du régulateur local.
Dans ce scénario, le président Yoweri Museveni cherche à prolonger un mandat de plus de 40 ans, tandis que son principal rival, Robert Kyagulanyi, dit Bobi Wine, l’a exhorté à plusieurs reprises depuis son compte X la population à utiliser BitChatune application de messagerie conçue pour fonctionner sans Internet et inspirée du Bitcoin.
Que ce soit à cause des appels de l’adversaire ou parce qu’il a compris par lui-même le potentiel de Bitchat, le La population ougandaise a massivement adopté l’application Bitcoiner.
Selon un rapport d’un média local de ce pays africain, le nombre de téléchargements Bitchat sur son territoire atteint environ 500 000 utilisateurs de fin décembre à aujourd’hui.
Cette activité a conduit à ce que le nombre d’utilisateurs actifs de cette application dans le monde soit d’environ 1,5 million d’utilisateurs actifs début janvier 2026.
Les données suivantes confirment la tendance exposée par les médias ougandais : la semaine dernière, près de 500 000 personnes ont téléchargé Bitchatselon les statistiques Chrome. Ce fait coïncide avec les demandes de l’opposant à la présidentielle ougandaise.
Qu’est-ce que Bitchat et pourquoi a-t-il gagné en importance en Ouganda ?
Comme l’explique CriptoNoticias, BitChat est une application de messagerie créée par Jack Dorsey, axée sur vie privée, décentralisation et résilience face à la censure.
Contrairement aux plateformes traditionnelles, son fonctionnement ne dépend pas de serveurs centraux ni d’une connexion Internet.
Son fonctionnement repose sur des réseaux peer-to-peer (peer-to-peer), en utilisant des technologies de communication locales (telles que Bluetooth ou des connexions directes entre appareils à proximité) pour créer un réseau maillé (réseau maillé).
Chaque téléphone agit comme un nœud qui relaie les messages, permettant aux informations de se propager même lorsqu’il n’y a pas d’accès au réseau mondial.
En pratique, cela signifie que les utilisateurs peuvent discuter, partager des messages et se coordonner localement, même si l’accès à Internet est interrompu.
Enfin, en plus de la messagerie, Bitchat intègre la possibilité de envoyer du Bitcoin (BTC) sans Internet. Cela est possible car l’application se connecte aux portefeuilles et permet aux transactions d’être signées localement et transmises via le réseau peer-to-peer.
Une fois que l’un des appareils connectés retrouve l’accès à Internet, la transaction peut être diffusée sur le réseau Bitcoin pour confirmation. De cette manière, l’envoi de valeur ne nécessite pas de connexion directe au moment de l’opération.
Cette conception donne la priorité à l’auto-garde et évite les intermédiaires. Les utilisateurs gardent le contrôle de leurs clés privées et ne dépendent pas de serveurs externes pour transférer des fonds ou communiquer, ce qui réduit les points de défaillance uniques.