Les États-Unis vendent des bitcoins saisis, suggère un rapport

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Le ministère américain de la Justice (DOJ) aurait liquidé des millions de dollars en bitcoin (BTC), malgré une ordonnance présidentielle interdisant expressément de telles ventes. Cela pourrait être interprété comme une contestation directe de la politique de la Maison Blanche, comme le reflète un rapport publié le 5 janvier 2026.

Le gouvernement américain aurait vendu des actifs évalués à 6,3 millions de dollars, au lieu d’inclure ces fonds comme fait partie de la réserve stratégique Bitcoin nouvellement créée avec des actifs numériques confisqués.

Les fonds en question proviennent de Keonne Rodriguez et William Lonergan Hill, co-fondateurs du service de mixage de cryptomonnaies Samourai Wallet. En août 2025, tous deux ont plaidé coupables de complot en vue d’exploiter une entreprise de transfert d’argent sans licence. Dans le cadre de leur accord avec la justice, le couple de développeurs a transféré environ 57,5 ​​BTC au US Marshals Service (USMS) en novembre dernier, comme le révèle un rapport de Bitcoin Magazine.

Cependant, la trace numérique suggère que ces pièces n’ont jamais été stockées. Les documents inclus dans le rapport sous le titre « Contrat de liquidation d’actifs » indiquent que les fonds étaient destinés à la vente.

Les données sur chaîne confirmer que les fonds ont été envoyés vers un portefeuille lié à Coinbase Prime, qui affiche actuellement un solde nul, ce qui suggère que la liquidation aurait déjà été exécutée.

Si la vente est conclue, cette décision place le ministère de la Justice dans une position inconfortable vis-à-vis du pouvoir exécutif. En effet, le 6 mars 2025, le président Trump a signé le décret 14233. Comme le rapporte CriptoNoticias, cette mesure fait partie d’un pilier de sa politique économique qui établit que tout BTC acquis par confiscation criminelle « ne sera pas vendu » et doit être intégré dans la réserve stratégique nationale en tant qu’actif de valeur à long terme.

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Comme indiqué dans le rapport de Bitcoin Magazine, il n’existait aucune obligation légale de vendre ces actifs. En vertu des lois actuelles sur la confiscation, le gouvernement a le pouvoir de préserver les biens dans leur forme originale. La décision de les convertir en espèces il semble qu’il s’agisse d’un choix administratif et non d’un mandat judiciaire.

Jusqu’à présent, ni le ministère de la Justice ni le Marshals Service n’ont publié de déclarations officielles pour clarifier si cette décision était une erreur administrative ou un signe de résistance interne contre la nouvelle politique américaine en matière d’actifs numériques.

Cependant, le mouvement des fonds admet une autre lecture. Il pourrait s’agir d’une simple démarche administrative entre bureaux et non d’une vente définitive sur le marché. Un autre point aveugle concerne la nature de la saisie, car le dossier suggère que les procureurs auraient pu traiter ces fonds comme une amende dérivée des aveux de l’accuséet non comme une confiscation traditionnelle. Les détails de cette ambiguïté juridique figurent dans l’acte d’accusation, qui éclaire le sort des avoirs.

L’affaire revêt une importance particulière en raison de l’histoire de l’indépendance du Southern District of New York (SDNY), le bureau du procureur qui a mené l’affaire contre Samourai. Le SDNY a déjà fait preuve d’une autonomie remarquable, poursuivant ce processus malgré une note du ministère de la Justice publiée en avril 2025, qui suggérait de cesser de rechercher des portefeuilles de crypto-monnaie et de mélanger des services pour les actions de leurs utilisateurs finaux.

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