L’appétit pour les fonds d’investissement basés sur le bitcoin (BTC) et les cryptomonnaies s’est manifesté après que ces derniers ont enregistré un afflux de capitaux qui a atteint 1,1 milliard de dollars entre le 6 et le 10 avril 2026.
Ce chiffre représente le plus gros flux d’argent capté par ces fonds d’investissement depuis la première semaine de janvier, porté par une trêve temporaire au Moyen-Orient qui a réduit l’aversion au risque.
Au sein de ce flux massif, des fonds basés spécifiquement sur le bitcoin enregistré des entrées de capitaux pour un total de 871 millions de dollars. Avec ce chiffre, les entrées cumulées pour la principale monnaie du marché jusqu’à présent cette année s’élèvent à un peu moins de 2 milliards de dollars.
De leur côté, les instruments financiers de l’Ether (ETH), une crypto-monnaie du réseau Ethereum, ont également connu une reprise avec des revenus de 196 millions de dollars, tandis que les fonds XRP en ont ajouté 19 millions. En revanche, les fonds basés sur solana (SOL) ont enregistré des sorties de 2,5 millions de dollars.
Ce regain d’optimisme reposait sur l’attente que la réunion se tienne au Pakistan, pays qui a joué le rôle de médiateur entre l’Iran et les États-Unis le week-end dernier.
La réunion, qui a duré 21 heures entre les 11 et 12 avril, a marqué le premier dialogue direct entre les deux nations depuis des décennies. Compte tenu de cet événement, le marché a réagi positivement à la possibilité qu’un cessez-le-feu fragile devienne un accord permanent.
Parallèlement aux événements en Asie, l’économie américaine a apporté des éléments qui ont influencé le comportement du marché. L’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure l’augmentation des produits et services, ainsi que les données sur les dépenses, ont montré des chiffres inférieurs aux attentes.
Malgré le flux d’un million de dollars capturé la semaine dernière dans les fonds d’investissement dans les actifs numériques, les perspectives ont changé après la clôture des négociations au Pakistan. Comme l’a rapporté CriptoNoticias, l’Iran a rejeté les principales exigences de Washington, qui comprenaient un arrêt complet de l’enrichissement de l’uranium et la fin du financement de groupes armés tels que le Hamas et le Hezbollah. Par ailleurs, Téhéran refusé de garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, point critique par lequel transite 20 % du pétrole mondial.
En réponse directe à cet échec diplomatique, l’armée américaine a lancé un blocus du détroit d’Ormuz. Le gouvernement américain a indiqué que cette mesure serait appliquée de manière impartiale contre les navires de toutes nations tentant d’entrer ou de quitter les ports et les zones côtières iraniennes. Cette action militaire ferme les portes de la détente qui avait stimulé les marchés il y a quelques jours.