Un développeur indépendant a lancé le 25 mars LLM402.ai, un service qui permet de consulter des modèles d’intelligence artificielle (IA) en payant exclusivement avec du bitcoin (BTC) via le Lightning Network (LN).
Aucun compte, e-mail ou clé API requis : la seule condition requise est de payer une facture Lightning pour chaque requête. Selon la publication du développeur, le service est opérationnel dès aujourd’hui.
Parmi les 32 modèles par l’IA disponibles Il existe DeepSeek-R1, Llama (différentes versions), Qwen, Mistral et autres, tous accessibles via points de terminaison compatible avec les standards les plus utilisés : les formats OpenAI et Ollama.
Le prix de chaque consultation Il est dynamique et facturé à la demande (paiement à la demande). Il est calculé principalement en fonction du modèle choisi, du nombre de jetons d’entrée (le texte envoyé dans l’invite et le contexte) et du nombre maximum de jetons de sortie configurés (max_tokens). Ce coût est ensuite converti en satoshis, en utilisant le prix actuel du Bitcoin.
De cette façon, la valeur en dollars a tendance à être assez stable, tandis que le montant exact des satoshis varie en fonction du prix BTC à ce moment-là. Le créateur indique que les consultations les moins chères démarrent à environ 10 satoshis, l’équivalent aujourd’hui de centimes par dollar.
Comment fonctionne LLM402.ai ?
Le service LLM402.ai utilise le protocole L402, un standard créé par la société Lightning Labs qui combine le code HTTP 402 (« paiement requis ») avec des factures Lightning et des jetons d’autorisation appelés ‘macarons‘, qui certifient les paiements dans LLM402.ai.
L’agent IA utilisant LLM402.ai envoie une requête à ce système, reçoit en retour une facture Lightning accompagnée d’un jeton macaron, payer la facture et renvoyer la demande accompagnée d’un justificatif de paiement.
Avec ce test, le service fournit la réponse du modèle. Il n’y a pas d’inscription préalable ni de vérification d’identité et le paiement constitue le seul justificatif.
Le service est conçu spécifiquement pour les agents d’IA autonomes, c’est-à-dire les programmes qui fonctionnent seuls sans qu’un humain n’approuve chaque action.
Pour cette utilisation, le créateur indique que LLM402.ai est compatible avec lnget, un outil de Lightning Labs qui automatise l’ensemble du flux L402 : détecte la facture, la paie et renvoie la demande sans intervention humaine.
Le service est également répertorié dans l’Index 402, un annuaire lancé ce 22 mars qui ajoute plus de 15 000 points de terminaison d’API payantes pour les agents IAce qui permet aux autres agents de vous découvrir automatiquement plus facilement.
Bitcoin Lightning comme infrastructure pour l’IA : le contexte
Le lancement de LLM402.ai intervient à un moment de convergence entre les agents d’IA et les micropaiements dans Bitcoin Lightning, comme l’a rapporté CriptoNoticias.
Le 31 janvier, l’équipe Lightning Enable a lancé un outil open source qui permet aux agents IA d’effectuer des paiements dans Lightning via le protocole Nostr Wallet Connect, avec des limites de dépenses programmables et des paiements limités aux factures BOLT11, le format Lightning standard qui inclut la signature du destinataire et le montant fixe.
Cet outil est également construit sur L402 et cible le même modèle : des agents qui paient les services numériques de manière autonomesans intervention humaine à chaque transaction.
Ce qui distingue LLM402.ai du kit Lightning Enable et du protocole Lightning Labs L402, c’est qu’il ne s’agit ni d’un outil de création d’agents, ni d’une spécification technique, mais plutôt d’un service grâce auquel un agent IA peut interroger un modèle de langagepayez en satoshis et recevez la réponse sans une seule ligne de configuration supplémentaire.
Tandis que Lightning Enable et Lightning Labs construisaient l’infrastructure, LLM402.ai l’utilise pour fournir l’intelligence artificielle en tant que produit payé par microtransaction. Chaque requête est une transaction Bitcoin complète, réglée en quelques secondes, sans banque, sans compte et sans intermédiaire.