Le système financier mondial a déjà fixé une date pour l’un de ses plus grands défis technologiques.
Selon un rapport publié le 13 janvier par le groupe d’experts en cybersécurité du G7, les banques et les entités financières devraient disposer de défenses cryptographiques résistantes à l’informatique quantique. en moins de dix ans.
Le G7 est le Groupe des Sept, un forum politique et économique qui rassemble certaines des principales économies mondiales. Il est composé des États-Unis, du Canada, du Japon, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni, avec la participation permanente de l’Union européenne en tant qu’invité institutionnel.
Le document présenté sur l’informatique quantique ne décrit pas un scénario hypothétique, mais plutôt une planification concrète contre un risque que les régulateurs jugent inévitable.
La feuille de route quantique du G7
Le rapport n’impose pas de normes obligatoires. Il propose plutôt une stratégie coordonnée afin que les banques, les régulateurs et les fournisseurs de technologies avancent de manière ordonnée vers des systèmes conçus pour résister aux attaques informatiques quantiques.
Le rapport du G7 comprend un calendrier montrant comment la transition vers la cryptographie post-quantique devrait être organisée entre 2025 et 2035.
Le graphique divise le processus en étapes progressives :
- Identification des risques– Cartographier les systèmes qui s’appuient sur une cryptographie vulnérable.
- Priorisation : définir quelles infrastructures nécessitent une protection précoce, telles que les paiements et les règlements.
- Tests et migration: Évaluer de nouveaux algorithmes résistants aux quantiques et les déployer progressivement.
- Coordination internationale : éviter les solutions fragmentées entre les pays.
Le rapport indique que la migration devrait être achevée entre 2030 et 2032. D’autres systèmes pourraient le faire vers 2035, en fonction de leur niveau de risque.
Ces temps, selon le document, reflètent la complexité opérationnelle du secteur financier. Améliorer la sécurité des banques mondiales prend des années, même sans pressions technologiques extrêmes.
Pourquoi l’informatique quantique nécessite-t-elle une action immédiate ?
Même si le risque n’est pas immédiat, il est cumulatif : Les données cryptées aujourd’hui peuvent être stockées et décryptées à l’avenirun scénario connu sous le nom de « stocker maintenant et décrypter plus tard ».
En ce sens, comme l’a récemment rapporté CriptoNoticias, un expert en informatique quantique a déclaré que cette technologie « peut tout ouvrir ».
Le G7 recommande donc de commencer une transition progressive vers la cryptographie post-quantiqueconçu pour résister à ce type d’attaques.
Le rapport du G7 ne stipule pas explicitement d’algorithmes spécifiques ni ne recommande l’utilisation d’un schéma post-quantique particulier. Il souligne plutôt que Il n’existe pas de solution unique ni de changement brutal.mais des périodes de coexistence technologique.