Le Parti libéral-démocrate (LDP) au pouvoir au Japon a révélé une nouvelle stratégie nationale axée sur les pièces stables, les services bancaires symboliques et les paiements numériques basés sur l’IA. Appelé « Concept financier IA/en chaîne de nouvelle génération », le plan décrit une feuille de route sur cinq ans pour combiner l’intelligence artificielle avec la technologie blockchain dans l’ensemble du système financier japonais.
La proposition vise à réduire la dépendance à l’égard des réseaux de paiement étrangers et des pièces stables en dollars américains à croissance rapide comme l’USDT et l’USDC.
Le Japon veut construire un système financier alimenté par l’IA
La proposition est fortement axée sur le « commerce agent », dans lequel les systèmes d’IA prennent indépendamment des décisions économiques et effectuent automatiquement les paiements. Dans le cadre de ce plan, les agents d’IA pourraient à terme gérer les chaînes d’approvisionnement, les achats des entreprises, les systèmes d’inventaire et même les achats des ménages sans intervention humaine.
Le LDP estime que la technologie blockchain est nécessaire car elle permet aux paiements automatisés de rester programmables, sécurisés et vérifiables en temps réel.
La proposition préconise également des dépôts bancaires tokenisés, des pièces stables adossées au yen et des systèmes de monnaie numérique de gros connectés à la Banque du Japon.
Piliers politiques fondamentaux derrière la stratégie japonaise de crypto-IA
L’un des éléments les plus importants de la nouvelle proposition japonaise est l’accent mis sur quatre piliers financiers majeurs conçus pour moderniser l’économie du pays grâce à l’infrastructure de l’IA et de la blockchain.
Le LDP estime que les économies futures s’appuieront de plus en plus sur des systèmes d’IA prenant des décisions financières automatiques sans implication humaine.
Dans le cadre de ce modèle, les agents d’IA pourraient gérer les systèmes d’inventaire, les chaînes d’approvisionnement, la logistique, les abonnements et même les achats des ménages en temps réel. La technologie Blockchain agirait comme couche de paiement et de vérification derrière ces transactions automatisées, permettant un commerce sécurisé piloté par machine 24h/24 et 7j/7.
- Dépôts tokenisés et yens stables
La proposition pousse également les banques japonaises vers des dépôts symboliques et des pièces stables adossées au yen pour améliorer la vitesse de paiement et l’efficacité du règlement. Le plan encourage la Banque du Japon à accélérer les expériences autour des systèmes de monnaie numérique de gros, tandis que les banques commerciales pourraient émettre des dépôts symboliques pour les transactions commerciales à grande échelle fonctionnant 24 heures sur 24.
Les législateurs estiment que des systèmes de paiement numérique plus solides basés sur le yen sont nécessaires pour rivaliser avec les pièces stables adossées au dollar en croissance rapide à l’échelle mondiale.
- Cadre Stablecoin étranger
Le Japon élabore également des règles pour les pièces stables émises à l’étranger et opérant à l’intérieur du pays.
L’Agence des services financiers du pays a récemment finalisé un cadre permettant aux pièces stables étrangères approuvées de fonctionner comme des outils de paiement électronique réglementés en vertu de la loi japonaise. Cette décision pourrait permettre aux émetteurs mondiaux de pièces stables d’entrer au Japon tout en restant sous la surveillance réglementaire nationale.
La proposition souligne en outre que la tokenisation est un secteur de croissance majeur à long terme pour l’économie japonaise. Les législateurs souhaitent que les systèmes blockchain prennent en charge les actifs symboliques du monde réel tels que les obligations d’État, l’immobilier, les créances et les produits financiers d’entreprise.
Le gouvernement lui-même pourrait éventuellement émettre des obligations d’État symboliques et distribuer certaines subventions publiques à l’aide de contrats intelligents programmables.
Et ensuite ?
La proposition n’est pas encore une loi définitive, mais le LDP devrait désormais travailler aux côtés des régulateurs et des institutions financières pour transformer le cadre en une politique concrète au cours des années à venir. Dans le même temps, les régulateurs ont reconnu que des défis majeurs subsistent.
Le rapport met en garde contre le piratage des contrats intelligents, les préoccupations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, les risques pour la vie privée et même les futures menaces informatiques quantiques qui pourraient potentiellement affaiblir les systèmes de sécurité actuels de la blockchain.
S’il est mis en œuvre avec succès, le Japon pourrait devenir l’une des premières grandes économies à intégrer pleinement l’IA, les pièces stables, les dépôts symboliques et la finance basée sur la blockchain dans son infrastructure financière nationale.