Les États-Unis interdisent au Venezuela de payer ses conseillers en dette avec des crypto-monnaies

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L’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a autorisé les entreprises et professionnels américains à fournir des conseils juridiques et financiers au gouvernement du Venezuela pour une éventuelle restructuration de sa dette extérieure, mais a imposé une interdiction claire : ces services ne peuvent pas être payés avec des crypto-monnaies.

La licence générale n° 58, délivrée le 5 mai 2026, interdit expressément les paiements en monnaie numérique, en monnaie virtuelle ou en jetons numériques émis par le gouvernement vénézuélien, y compris le Petro.

Cette licence générale n’autorise pas :

Conditions de paiement pour les services fournis dans le cadre de cette licence générale qui ne sont pas commercialement raisonnables, qui impliquent des échanges de dettes ou des paiements en or, ou qui sont libellés en monnaie numérique, monnaie virtuelle ou jetons numériques émis par, pour ou au nom du gouvernement du Venezuela, y compris le pétrole.

Département du Trésor – Office de Contrôle des Avoirs Etrangers (OFAC)

Cette restriction vise Empêcher le gouvernement d’utiliser des actifs cryptographiques pour éviter les sanctionsune pratique que Washington dénonce depuis 2018. Outre les cryptomonnaies, la licence interdit également d’autres moyens de paiement.

Les échanges de dettes sont interdits (échanges de dettes), les paiements en or et toutes conditions qui ne sont pas commercialement raisonnables. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un allègement contrôlé des sanctions.

Les autorités américaines ont également interdit toute transaction effectuée par des personnes « situées en Fédération de Russie, en République islamique d’Iran, en République populaire démocratique de Corée, en République de Cuba ou en République populaire de Chine, ou par toute entité détenue, contrôlée par ou engagée dans une coentreprise avec ces personnes ».

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Conseil et renégociation de dette

L’OFAC permet désormais aux conseillers américains d’aider le gouvernement vénézuélien à évaluer et à préparer la restructuration de sa dette extérieure d’un million de dollars, qui dépasse 170 milliards de dollars, selon un rapport du New York Times.

Cependant, la licence n’autorise que les services de conseil et de consultation. Il ne permet pas de conclure des accords définitifs ni de négocier directement avec les créanciers sans approbations supplémentaires.

Les experts estiment que cette ouverture vise à faciliter un processus de renégociation de la dette ordonné, mais avec de solides garanties. Les prestataires doivent adresser une copie des contrats à l’OFAC dans un délai de dix jours ouvrés.

La décision intervient après le départ du pouvoir de Nicolas Maduro et en plein assouplissement progressif des sanctions, notamment dans le secteur pétrolier. Malgré l’autorisation, des limites strictes demeurent.

La licence ne débloque pas d’actifs ni n’autorise de transactions avec des entités sanctionnées spécifiques, sauf dans le cadre limité de cet avis. Les analystes indiquent qu’une restructuration réussie nécessitera un allégement important de la dette pour rendre l’économie vénézuélienne viable et attirer de nouveaux investissements.

Il est important de rappeler que le pétrole est sanctionné par les États-Unis depuis 2018, sous le premier mandat de l’actuel président Donald Trump, comme le rapporte CriptoNoticias.

Avec cette Licence Générale 58, les États-Unis marquent un équilibre puisqu’ils ouvrent la porte à la reprise économique du Venezuela, mais maintiennent fermées les voies qu’ils jugent risquées pour éviter leurs contrôles financiers.

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