Le Parlement européen a exprimé son intention d’aller vers un processus d’harmonisation fiscale pour le secteur du bitcoin (BTC) et des cryptomonnaies.
Par le biais d’une proposition législative du 28 avril, l’organisation a proposé la création d’un impôt à taux uniforme sur les plus-values obtenues avec le bitcoin et d’autres monnaies numériques dans l’ensemble de l’Union européenne (UE).
L’objectif principal de cette mesure est de mettre fin aux disparités fiscales qui permettre aux investisseurs de bénéficier de régimes fiscaux plus favorables dans certains États membres.
Selon le document parlementaire TA-10-2026-0111, la nécessité d’établir cette taxe naît de la recherche de de nouvelles “ressources propres” pour financer le budget du bloc.
L’entité considère que, compte tenu de l’éventuelle absence de consensus dans d’autres domaines de collecte, une « taxe uniforme » sur les crypto-monnaies garantirait une contribution juste et proportionnelle du secteur aux caisses régionales.
La proposition souligne que la création de ce taux uniforme devrait s’accompagner d’une coopération administrative solide. Cela impliquerait un échange de données plus fluide entre les agences fiscales nationales pour éviter que la richesse numérique reste inaperçue des autorités européennes.
Ce faisant, l’intention de l’UE est d’égaliser les règles du jeu et éviter ce qu’on appelle le « chalandage fiscal »où les capitaux migrent vers des pays où les exigences fiscales sont moins élevées.
Actuellement, le paysage fiscal en Europe est hétérogène. L’économiste José Antonio Bravo a déclaré à CriptoNoticias que des pays comme l’Allemagne maintiennent une exonération de 0 % sur les plus-values si l’actif cryptographique est détenu pendant plus d’un an.
D’autres exemples incluent Malte, qui exonère les revenus générés à l’étranger, ou la République tchèque, avec des avantages après trois ans de détention. En revanche, dans des pays comme l’Espagne, les bénéfices issus des investissements dans le bitcoin sont imposés sur la base de l’épargne. avec des taux pouvant atteindre 30%.
Cette disparité génère des situations où, selon Bravo, il est plus rentable pour certains citoyens de se lancer dans le commerce d’actifs numériques que de conserver un emploi traditionnel au titre de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF).
L’harmonisation proposée par le Parlement cherche à corriger ces distorsionsmême si le défi consiste à ne pas nuire à la compétitivité mondiale de la région par rapport aux autres marchés technologiques.
Pour les utilisateurs et les entreprises du secteur, cette mesure signifierait la fin des niches fiscales internes au continent. Même si pour les entreprises, cela impliquerait une charge administrative plus lourde et des systèmes de reporting plus complexes, pour l’investisseur individuel Cela signifierait une pression fiscale homogène. Le succès de cette initiative dépendra donc désormais de la volonté des États membres d’abandonner leur souveraineté fiscale au profit d’une structure fiscale communautaire pour les monnaies numériques.