Le géant américain de l’investissement Berkshire Hathaway a augmenté ses réserves de liquidités pour atteindre un niveau record de 397 milliards de dollars au premier trimestre 2026.
La décision de la société, qui coïncide avec une période où les valorisations des marchés boursiers américains ont atteint des sommets historiques, a relancé le débat sur la « vente au plus haut ».
L’augmentation des flux de trésorerie de la société au premier trimestre est due à un total de 8,1 milliards de dollars de ventes nettes d’actions. Ce développement a marqué l’un des premiers changements majeurs de portefeuille sous la direction du nouveau PDG Greg Abel.
En ce qui concerne les résultats financiers, la performance de Berkshire Hathaway est restée solide. La société a généré un chiffre d’affaires de 93,67 milliards de dollars au premier trimestre 2026, dépassant à la fois la même période de l’année dernière et les attentes du marché. Le bénéfice net a été annoncé à 10,10 milliards de dollars, une augmentation significative d’une année sur l’autre mais légèrement inférieure aux attentes. Le total des investissements à revenu fixe a atteint 17,66 milliards de dollars.
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Warren Buffett, l’investisseur légendaire qui a dirigé l’entreprise pendant de nombreuses années, a souvent mis l’accent sur son approche du cash dans le passé. Buffett décrit les liquidités comme un actif « nécessaire mais pas idéal », les comparant à l’oxygène pour les entreprises. Selon Buffett, les liquidités sont une « réserve de guerre » qui attend que des opportunités intéressantes se présentent. Si les valorisations boursières sont élevées et que les opportunités d’investissement appropriées sont limitées, choisir de conserver des liquidités au lieu de procéder à des achats agressifs est considéré comme une stratégie plus rationnelle.
En revanche, la tendance haussière se poursuit sur les marchés boursiers américains. Les indices S&P 500 et Nasdaq Composite testent leurs plus hauts historiques, tandis que les multiples de valorisation ont atteint des niveaux remarquables. En avril, le ratio cours/bénéfice (P/E) du S&P 500 s’est élevé à environ 24, bien au-dessus de la moyenne à long terme (environ 16). Offrant une perspective plus large, le ratio P/E de Shiller a dépassé 37, atteignant l’un de ses niveaux les plus élevés depuis la bulle Internet.
Selon les experts, ce graphique montre que les marchés sont entrés dans une combinaison « attentes élevées + valorisation élevée ». La reprise actuelle repose sur des hypothèses optimistes telles que la croissance des bénéfices grâce à l’IA, la baisse de l’inflation, l’assouplissement des politiques de taux d’intérêt et la maîtrise des risques. Cependant, tout écart par rapport à ces facteurs crée une base fragile qui pourrait entraîner de fortes corrections sur les marchés.
*Ceci ne constitue pas un conseil en investissement.