L’Assemblée nationale française a décidé de supprimer de son projet de loi antifraude l’obligation de déclaration obligatoire pour les portefeuilles personnels de bitcoins (BTC) et de cryptomonnaies.
La résolution supprime la clause qui visait à imposer un rapport annuel à la Direction générale des finances publiques pour tous les portefeuilles en auto-conservation dont les soldes sont supérieurs à 5 000 euros.
Avec ce mouvement, le législateur français établit une limite à la surveillance fiscale directe de la propriété privée numériquel, donner la priorité à la protection physique des citoyens dans un environnement d’encadrement technique croissant.
La décision répond à une réalité statistique dans le domaine de la sécurité. L’Association pour le développement des actifs numériques (Adan) a fait valoir que la centralisation des données sur l’emplacement et la valeur des portefeuilles privés facilite l’identification des cibles du crime organisé, selon des rapports.
La France représente cette année près de 80 % des incidents mondiaux comportant des menaces physiques visant à voler des actifs numériques, comme indiqué précédemment dans CriptoNoticias. En retirant la mesure, les autorités reconnaissent que le risque de sécurité lié à une éventuelle violation de données dépasse les avantages de la transparence fiscale immédiat qui cherchait la norme.
Lors du débat parlementaire, le député Daniel Lavaronne a souligné que la règle originale présentait des problèmes d’efficacité réglementaire. Les autorités manquent actuellement d’outils pour vérifier la véracité des informations déclarées sur les portefeuilles privés, ce qui rend cette exigence une charge administrative difficile à superviser.
Supervision de l’État vs souveraineté numérique
Même si l’autoconservation est exclue de ce rapport, les investisseurs français maintiennent leurs obligations fiscales sur les comptes sur plateformes centralisées et seront soumis au règlement européen DAC 8, qui automatisera les échanges d’informations financières à partir de 2026.
La résolution française crée un précédent en matière d’équilibre entre prévention de la fraude et vie privée. Compte tenu des alertes des secteurs qui soulignent une éventuelle lacune dans la détection des flux illicites, Le gouvernement a choisi de déléguer la supervision à des mécanismes internationaux et à des plateformes régulées.
Comme indiqué précédemment dans cette note, cette décision donne la priorité à la sécurité physique de la population qui possède des bitcoins et des crypto-monnaies plutôt qu’au contrôle direct de l’État, ce qui offre un répit à la vie privée individuelle dans un environnement de surveillance numérique croissante.
Cette marge de liberté n’est cependant pas absolue car si d’un côté les régulateurs renoncent à superviser les portefeuilles personnels, de l’autre ils renforcent leur capacité de contrôle indirect à travers l’échange d’informations internationales.
Cette décision confirme que la sécurité des utilisateurs et la faisabilité technique sont devenues des facteurs centraux dans la conception des réglementations modernes. La France a reconnu, même partiellement, qu’exiger un contrôle absolu sur les actifs en garde personnelle peut générer plus de risques que d’avantages pour les contribuables.
Une tension structurelle opère en arrière-plan. En effet, même si la monnaie fiduciaire continue de perdre du pouvoir d’achat année après année, actifs avec des pénuries programmées, tels que bitcoingagner en attractivité précisément en raison de sa résistance à l’inflation et aux confiscations arbitraires.
En ce sens, le retrait français rappelle que, dans ce nouveau paradigme monétaire, la véritable souveraineté individuelle consiste à pouvoir garder une valeur qu’aucun gouvernement ne peut imprimer ou exproprier par décret. C’est là que le code commence à imposer des limites que la politique traditionnelle ne peut plus ignorer.